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Jeunes non diplômés : la bataille des emplois d’avenir

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Alors qu’une étude vient de souligner la situation dramatique des jeunes sans diplôme, dont 46% sont au chômage, l’arrivée du dispositif « Emplois d’avenir » est d’autant plus importante.

Avec le dispositif d’emplois de génération, avec le plan de compétitivité, et avec la négociation en cours entre les partenaires sociaux pour réformer et améliorer le marché du travail, cette mesure participe à la lutte de tous les jours du gouvernement pour l’emploi pour tous.

a. L’emploi et la jeunesse au cœur de l’action du gouvernement
• 500 000 jeunes sans diplôme ne sont ni en emploi ni en formation. Les emplois d’avenir contribueront à leur donner une chance.
• En 2013, 100 000 emplois d’avenir seront créés, auxquels s’ajouteront 50 000 autres en 2014. Au total, ce sont 150 000 emplois d’avenir qui seront proposés à ces jeunes.
• Le financement des emplois d’avenir représentera 1,5 Md€ en année pleine.

Les emplois d’avenir ont pour ambition d’améliorer l’insertion professionnelle
et l’accès à la qualification des jeunes confrontés à des difficultés particulières d’accès à l’emploi. Les emplois d’avenir constituent pour ces jeunes une vraie première expérience professionnelle sur laquelle ils pourront s’appuyer pour la suite de leur carrière.

b. Les emplois d’avenir, ce sont :
• Un CDI ou un CDD de 1 à 3 ans.
• À temps plein (sauf exception).
• Un référent externe disponible pour le jeune et l’employeur susceptible de lever les difficultés éventuelles.
• Des offres de formation pour les jeunes, construites conjointement par l’employeur, les partenaires sociaux et les régions.

c. Les jeunes qui postuleront aux emplois d’avenir
• Âgés de 16 à 25 ans ou jusqu’à 30 ans pour les jeunes reconnus comme
travailleurs handicapés.
• sans diplôme.
OU
• titulaires d’un CAP/BEP et en recherche d’emploi depuis plus de 6 mois.
À titre exceptionnel, les jeunes résidant dans une zone urbaine sensible, une zone de revitalisation rurale ou dans les départements d’outre-mer peuvent également accéder à un emploi d’avenir jusqu’au niveau bac+3, s’ils sont à la recherche d’un emploi depuis plus d’un an.

d. Les employeurs concernés par les emplois d’avenir
• Les employeurs principalement concernés par ce dispositif œuvrent dans le secteur non-marchand : les collectivités territoriales, les associations, les bailleurs sociaux, les hôpitaux, les entreprises publiques, etc.
• Les employeurs du secteur marchand ne pourront recruter des jeunes en emploi d’avenir que lorsqu’ils figurent dans les secteurs éligibles arrêtés, après concertation dans chaque région, en raison des perspectives d’embauches futures qu’ils offrent.
• La prise en charge de l’État sera de 75 % d’un SMIC brut à temps plein pour les employeurs du secteur non-marchand et de 35 % pour les employeurs du secteur marchand.

Les structures de l’insertion par l’activité économique (IAE) et les groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification (Geiq) pourront recruter des jeunes en emploi d’avenir dans les mêmes conditions. Lorsque ces structures appartiennent au secteur marchand, elles pourront bénéficier d’un taux de prise en charge intermédiaire équivalant à 47 % d’un SMIC brut à temps plein.

Les employeurs identifiés offrent une capacité d’encadrement et des perspectives de formation aux jeunes concernés.

e. Les opérateurs qui mettent en œuvre le dispositif
Trois opérateurs seront mobilisés dans le déploiement des emplois d’avenir :
• Pôle emploi ;
• les missions locales ;
• les Cap emploi pour les jeunes bénéficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés.

Pôle emploi interviendra sur la prospection des offres d’emplois d’avenir et la mise en relation des jeunes et des employeurs. Les missions locales et les Cap emploi seront chargées d’accompagner le jeune et l’employeur pendant toute la durée de l’emploi d’avenir et pourront intervenir en cas de difficultés éventuelles. Ils devront s’assurer de la mise en place du parcours et des formations définies avec le jeune et l’employeur.

De plus, les Conseils généraux peuvent prescrire et cofinancer des emplois d’avenir pour les jeunes de moins de 26 ans bénéficiaires du RSA socle.
L’action des opérateurs s’inscrit dans un cadre défini au niveau régional grâce à un diagnostic territorial partagé, un schéma d’orientation régional (qui définit la stratégie régionale, en particulier les secteurs d’activité prioritaires dans le déploiement des emplois d’avenir), des plans d’action territoriaux (pilotés par le SPE départemental et par les SPE locaux) et une cellule opérationnelle de déploiement des emplois d’avenir, composée au
moins des conseillers de Pôle emploi, de la mission locale et de Cap emploi présents sur un même territoire. Cette cellule est chargée de mettre en œuvre le plan d’action territorial.

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